IRM
L’imagerie médicale permet d’obtenir des images virtuelles de l’intérieur du corps humain, très précises, sans intervention délabrante.
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L’IRM ou imagerie par résonance magnétique nucléaire est une technique d’imagerie médicale.
L’imagerie médicale permet d’obtenir des images virtuelles de l’intérieur du corps humain, très précises, sans intervention délabrante.
Elle est utilisée pour poser un diagnostic, ou pour diriger un traitement ou à des fins d’étude.
L’image recueillie est aujourd’hui traitée par des systèmes informatiques et on obtient des représentations tridimensionnelles des organes, tissus, lésions.
On peut aussi obtenir des images cinétiques, des images quantitatives aussi bien que qualitatives.
Plusieurs techniques d’imagerie sont disponibles, chacune est utilisée en fonction de l’organe et du type d’éléments que l’on recherche.
EXAMEN
Le patient est allongé confortablement sur une table motorisée, la partie du corps à explorer est calée afin de ne pas bouger. Le sujet est seul dans la salle d’examen, en relation avec le personnel soignant par l’intermédiaire d’un microphone. L’examen dure une quinzaine de minutes, est totalement indolore.
Tout objet métallique est enlevé hors de la salle d’examen.
Principe
L’IRM repose sur les propriétés magnétiques des noyaux des atomes. L’acquisition des images dure environ une quinzaine de minutes et la résolution des images est de l’ordre du millimètre.
En modifiant les paramètres d’acquisition, on obtiendra des contrastes différents sur les images finales.
L’atome le plus présent dans l’organisme humain est l’hydrogène, car le corps est essentiellement formé d’eau (H2O). En IRM, on va utiliser le signal des atomes d’hydrogène pour former les images des organes correspondants.
Exemples:
Images pondérées en T1 ou pondération anatomique:
Sur le cerveau, la substance blanche apparaît plus claire que la substance grise ; le liquide céphalo-rachidien , situé entre la substance grise et les structures osseuses apparaît nettement plus foncé.
Images pondérées en T2 ou pondération tissulaire:
L’eau et les œdèmes apparaissent en hypersignal.
Densité protonique:
En fonction des réglages des temps de répétition (plus ou moins longs) et des temps d’écho (plus ou moins courts), on obtient des images précises des tissus essentiellement graisseux ou essentiellement cartilagineux.
On peut aussi supprimer le signal de certains éléments, en fonction des régions anatomiques et des pathologies étudiées (suppression du signal de l’eau libre , suppression du signal des tissus graisseux).
Technique
L’IRM est une technique récente (1980) qui utilise l’effet d’un champ magnétique intense sur le spin des protons.
Le spin est une propriété quantique intrinsèque associée à chaque particule, qui est caractéristique de la nature de la particule au même titre que sa masse et sa charge électrique. Elle permet de caractériser son comportement sous l’effet de la symétrie de rotation dans l’espace.
L’IRM permet d’obtenir des coupes virtuelles de l’organisme dans les trois dimensions de l’espace :
• coupe sagittale, parallèle au plan médian, qui sépare le corps en une partie gauche et une partie droite
• coupe coronale, parallèle au plan coronal qui coupe le corps en une partie avant et une partie arrière
• coupe axiale, parallèle au plan axial, qui sépare le corps en une partie supérieure et une partie inférieure
Grâce aux différentes séquences de résonance magnétique, on peut obtenir des images très contrastées des tissus mous essentiellement, en fonction de leurs propriétés histologiques (différentes selon que le tissu est sain ou pathologique).
L’examen par IRM est un examen non irradiant, mais, tout objet métallique, sensible à un champ magnétique contre-indique sa pratique (piercing, prothèse métallique, pace-maker).
Avec le progrès de la technologie, l'IRM est devenue une technique majeure dans le domaine de l'imagerie médicale, sans cesse en développement.
Peter Mansfield et Paul Lanterbur furent récompensés par le Prix Nobel de Médecine en 2003, «en reconnaissance de leurs découvertes concernant l’imagerie par résonance magnétique»
Cas particuliers
IRM et grossesse
L’examen IRM n’utilise pas de rayonnements ionisants, et n’est donc pas contre-indiqué en cas de grossesse.
L’examen sera discuté s’il doit être réalisé au cours du premier trimestre de la grossesse, et ne sera pratiqué qu’en cas d’absolue nécessité, sans injection de produit paramagnétique.
IRM chez l’enfant
L’examen IRM nécessite une immobilité totale pendant toute la durée de l’examen.
Cette immobilité étant difficile à obtenir chez les enfants, une sédation sera en général administrée sous forme de sirop, lavement ou injection intraveineuse. L’enfant sera alors surveillé à, la fin de l’examen jusqu’à son réveil complet
Tout encombrement bronchique ou toux chez l’enfant devra être signalé.
Pendant l’examen, la partie de l’enfant à explorer sera calée (mousse, petits sacs de sable, bandages) afin qu’aucun mouvement n’altère la qualité du recueil des données.
"La force ne vient pas des capacités physiques, mais d'une volonté invinciblé "


