Cœur sportif

Le cœur, en particulier, acquiert des caractéristiques nouvelles : augmentation du volume, accroissement de la force des contractions cardiaques, ralent- issement de leur rythme.

Ce cœur « sportif » se forme en 6 à 8 mois d’entraînement. Mais il n’y a rien là de définitif : l’arrêt de l’entraînement se traduira immédiatement par une régression.

 

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Le coeur d’athlete

La pratique régulière d’activité physiques bien conduites aboutit à des transformations importantes au niveau des grandes fonctions de l’organisme.

Le cœur, en particulier, acquiert des caractéristiques nouvelles : augmentation du volume, accroissement de la force des contractions cardiaques, ralentissement de leur rythme.

Ce cœur « sportif » se forme en 6 à 8 mois d’entraînement. Mais il n’y a rien là de définitif : l’arrêt de l’entraînement se traduira immédiatement par une régression.

" La force ne vient pas des capacités physiques, mais d'une volonté invinciblé "

 

L'effort statique, qui se fait en respiration bloquée, ne peut être que plus ou moins bref.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’augmentation du volume cardiaque

Au-delà de ses effets sur les systèmes moteurs et leurs commandes nerveuses, le retentissement des activités physiques est peut-être le plus important sur les appareils intéressant les fonctions vitales de l’organisme. L’appareil cardio-vasculaire, en particulier, subit un véritable conditionnement, lequel est tout spécialement net pour le cœur. Il existe un authentique cœur sportif, que l'on voit se constituer à fur et à mesure que passent les mois d’entraînement. A remarquer toutefois que toutes les pratiques sportives ne jouent pas un rôle égal dans la formation de ce cœur. On peut, de ce point de vue, opposer deux types d'efforts :

 

L'effort statique, qui se fait en respiration bloquée, ne peut être que plus ou moins bref. Il fait appel aux réserves d’oxygène présentes dans l'organisme au moment de l'effort et aux sources d’énergie anaérobie. En raison du blocage respiratoire sous une pression plus ou moins grande, ce type d'effort est à l'origine d’une élévation des pressions dans les capillaires pulmonaires, dans l’artère pulmonaire, le cœur droit et les veines afférentes au cœur. Par voie réflexe, la tension artérielle s'élève également. Le cœur, aussi bien droit que gauche, travaille donc avec un régime de pression augmenté. Il ne peut cependant, pendant l'effort, augmenter son débit, en raison de l'engorgement veineux et du ralentissement circulatoire. Il ne faut donc pas compter sur ce type d'effort pour augmenter la contenance des cavités cardiaques.

 

L'effort dynamique est tout autre. Il a lieu en situation d'aisance respiratoire. Le fait essentiel est l'augmentation du débit cardiaque qui peut doubler, tripler et même quadrupler. Cette augmentation du débit nécessite l'augmentation de volume des cavités cardiaques. Il faut en effet que le cœur dispose d'une plus grande quantité de sang pour qu'à chaque battement il puisse augmenter sa fraction d'éjection. L'augmentation du nombre des battements multipliera cette fraction d'éjection et permettra d'atteindre, en certains cas extrêmes, un débit de 40 litres par minute.

Le développement d'une accélération cardiaque, d'une tachycardie à l'effort, est certes à la portée de tous les cœurs. C'est en augmentant le rythme que le sédentaire augmente son débit cardiaque. Mais le sportif augmente son débit par les deux procédés : l'augmentation du rythme et l'augmentation de l'ondée systolique ; si bien que pour une augmentation moindre du rythme cardiaque, il peut atteindre un débit supérieur à celui que réalise un cœur sédentaire. Cette augmentation de la contenance cardiaque implique l'augmentation du volume du cœur.