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Le trouble panique

Le trouble panique est un type de trouble anxieux.

Au cours d'un trouble anxieux, l'anxiété se développe à tel point que la vie quotidienne s'en trouve affectée. Face à une situation qui génère l'anxiété, par exemple à la perspective de prendre l'avion, la personne peut manifester une crise de panique, une courte période d'anxiété intense, qui peut se traduire physiquement par une accélération des battements cardiaques et une difficulté respiratoire. Même si la plupart d'entre nous ont eu tôt ou tard une crise de panique provoquée par des événements ou situations particuliers, dans la forme aiguë de la maladie, les crises surviennent soudainement et sans cause apparente.

 

On estime que pratiquement un tiers de la population générale aura une crise de panique chaque année. Le trouble panique est beaucoup plus rare. Il est diagnostiqué chez moins de 1 % de la population, le plus souvent pendant l'adolescence ou la jeunesse.

 

 

" La santé est une couronne sur la tête des personnes saines , que seuls les malades l’aperçoivent "

 

On peut parler de crise de panique si au moins quatre des symptômes suivants apparaissent brutalementLes Causes

En cas de trouble panique, les crises ne semblent pas avoir de cause précise et surviennent "de manière très inattendue".

Toutefois, le trouble panique est un type de trouble anxieux, qui traduit donc habituellement une anxiété. Le trouble anxieux constitue une réaction à un stress. Il est similaire à la peur, mais la cause de l'anxiété est moins évidente. Une personne peut ressentir une peur si elle est sur le point de se faire renverser par une voiture. En revanche, elle peut ressentir une anxiété à la veille de commencer un nouvel emploi. Si le système de réaction au stress ne fonctionne pas correctement ou est débordé par les événements quotidiens, la personne peut développer un trouble anxieux.


L'anxiété peut aussi être provoquée par des affections médicales.

En cas de traumatisme crânien, de maladie de l'oreille interne ou d'infection du cerveau, des crises de panique peuvent survenir. Les troubles cardiaques ou l'hyperactivité des glandes surrénales ou de la thyroïde peuvent aussi provoquer une panique. L'asthme et les maladies pulmonaires chroniques obstructives telles que la bronchite gênent la respiration et peuvent également générer une panique.
Le café et l'alcool, ainsi que les stimulants tels que la cocaïne et certains médicaments, peuvent contribuer ou provoquer l'anxiété ou la panique. L'arrêt brutal de la prise de certains médicaments peut d'ailleurs déclencher les mêmes troubles.


Symptômes et complications

On peut parler de crise de panique si au moins quatre des symptômes suivants apparaissent brutalement :

 

  • trouble de la respiration
  • vertige ou sensation d'évanouissement ou d'instabilité
  • palpitations cardiaques
  • tremblements
  • transpiration
  • sensation d'étouffement
  • nausées, douleurs gastriques ou diarrhée
  • sensations de malaise dans le milieu environnant
  • engourdissement ou fourmillement dans les membres
  • bouffées de chaleur et frissons
  • douleur dans la poitrine ou malaise
  • peur de mourir
  • peur de perdre le contrôle ou de sombrer dans la folie

 

Les crises de panique ne durent habituellement pas plus de 10 minutes.

Cependant, les symptômes affectent les poumons, le cœur et d'autres organes importants, de sorte que les personnes atteintes peuvent s'inquiéter et se rendre au service des urgences de l'hôpital. La crise de panique cesse généralement dès le début de l'examen médical. Les crises de panique semblent alarmantes, mais sont sans danger. Toutefois, dans la mesure où elles sont imprévisibles, elles risquent de générer une sensation d'appréhension permanente. Les personnes qui évitent systématiquement les lieux où elles ont déjà eu des crises de panique développent un autre trouble, appelé agoraphobie. Ce type d'anxiété se traduit par un sentiment de peur panique qui apparaît un peu partout, au point que les personnes qui en sont atteintes restent souvent enfermées chez elles.


Diagnostique


Dans de nombreux cas de troubles paniques, plusieurs personnes de la même famille sont atteintes. Le médecin établit le diagnostic en fonction des symptômes et des antécédents familiaux. Cependant, il est important d'exclure toute affection médicale ou les éventuels effets provoqués par des médicaments ou des drogues. Par exemple, l'association d'une hyperactivité de la thyroïde et de l'utilisation de corticostéroïdes peut provoquer des symptômes d'anxiété.


Traitement et prévention

 

Dans la mesure où le trouble panique implique un processus biologique et psychologique, le traitement associe habituellement des antidépresseurs et une thérapie comportementale et/ou une psychothérapie.

Tous les types d'antidépresseurs - les tricycliques tels que l'imipramine, les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)  et les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)  - permettent d'atténuer ou de prévenir les crises de panique. Les ISRS sont les antidépresseurs les plus connus, car ils entraînent peu d'effets secondaires et ne provoquent pas de dépendance physique. Les anxiolytiques de type benzodiazépines agissent plus rapidement que les antidépresseurs, mais ils peuvent engendrer une dépendance. Dans certains cas, ils occasionnent également une somnolence et une faiblesse. Certains sujets doivent suivre un traitement plus prolongé que d'autres ; c'est le seul moyen d'éviter la récidive des crises de panique.


Le médecin peut également prescrire une thérapie comportementale telle que la désensibilisation systématique. Il s'agit d'atténuer l'anxiété dans les situations qui ont déjà engendré des crises de panique. Moins la personne est anxieuse, moins elle risque de présenter une nouvelle crise. La désensibilisation systématique permet de replacer progressivement le patient dans la même situation à de nombreuses reprises, jusqu'à ce que l'anxiété disparaisse.

 

Deux types de psychothérapie peuvent être envisagés contre le trouble panique. Dans le cas de la psychothérapie la moins intensive, le thérapeute explique au patient la nature du trouble panique, son traitement et les espoirs réalistes d'amélioration. Une psychothérapie plus intense permet de comprendre les conflits susceptibles de générer l'anxiété. Elle n'est pas efficace dans tous les cas. Le médecin déterminera avec le patient la solution la plus appropriée.