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Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC)
La maladie pulmonaire obstructive chronique est une maladie chronique caractérisée par l'essoufflement, la toux chronique et la production accrue de crachat. Même si les symptômes de la maladie apparaissent rarement chez des personnes âgées de moins de 55 ans, des changements se produisent dans les poumons plusieurs années auparavant. La MPOC est un terme commun à plusieurs maladies, dont la bronchite chronique et l'emphysème.
La MPOC évolue lentement au cours des années. L'aggravation de la maladie se conjugue avec des épisodes d'aggravation plus fréquents, un débit aérien de plus en plus limité et le décès prématuré. La progression de la maladie entraîne chez les personnes atteintes un essoufflement qui limite l'activité et réduit la qualité de vie.
Qu'est-ce que la MPOC et comment peut-on la prévenir?
La maladie pulmonaire obstructive chronique rend la respiration difficile. Elle endommage lentement les voies respiratoires des poumons, en les faisant enfler, en les bloquant et en leur faisant perdre de leur élasticité (capacité d'expansion).
Le terme MPOC englobe quelques maladies des poumons. Les plus répandues sont la bronchite chronique et l'emphysème. Plusieurs personnes qui vivent avec la MPOC sont atteintes de ces deux maladies pulmonaires. La MPOC rend la respiration difficile, parce que :
- les voies aériennes et les sacs alvéolaires des poumons se déforment et perdent leur élasticité;
- plusieurs des membranes qui séparent des sacs alvéolaires sont détruites;
- les parois des voies aériennes deviennent enflées, plus épaisses;
- et les cellules dans les voies aériennes produisent plus de mucus que d'habitude, ce qui obstrue (bloque) les voies aériennes.
La MPOC est une maladie progressive, ce qui signifie qu'elle s'aggrave au fil du temps. Souvent, les symptômes comme l'essoufflement, le mucus plus abondant et la toux s'aggravent lentement. Certaines personnes qui ont la MPOC disent se sentir comme si elles respiraient à travers une paille.
À l'heure actuelle, la MPOC a été diagnostiquée chez plus de 700 000 Canadiens et Canadiennes. Des milliers d'autres vivent avec cette maladie, mais n'ont pas encore été diagnostiqués. Il n'y a pas de remède contre cette maladie, mais il y a des moyens pour la contrôler.
Quelles sont les causes de la MPOC?
Dans la plupart des cas, la cause de la MPOC est le fait de fumer. Environ 90% des cas sont dus au fait de fumer la cigarette. Les autres facteurs de risque sont notamment :
- 'hérédité (par exemple, la déficience en antitrypsine alpha 1, un trouble génétique rare)
- la fumée secondaire
- l'exposition à la pollution de l'air, au travail et dans l'environnement
- et des antécédents d'infections pulmonaires pendant l'enfance.
Évitable. Traitable.
La bonne nouvelle, à propos de la MPOC, c'est qu'elle est presque totalement évitable. Si vous fumez, la meilleure chose que vous puissiez faire, pour réduire vos chances de développer la MPOC, c'est de cesser de fumer. Il n'est jamais trop tard pour arrêter de fumer. En plus de réduire le risque de développer la MPOC, le fait de cesser de fumer aide aussi à ralentir le progrès de cette maladie chez les personnes qui l'ont déjà.
Plus tôt la MPOC est détectée par le médecin, plus facilement elle pourra être traitée. C'est pourquoi il est si important que les fumeurs et ex-fumeurs demandent à leur médecin de leur faire passer un simple test de respiration, appelé spirométrie. C'est le meilleur moyen par lequel le médecin peut détecter la MPOC.
Facteurs de risque
Plusieurs facteurs de risque modifiables contribuent à la MPOC. Dans 80 à 90 % des cas de MPOC, le tabagisme constitue la principale cause sous-jacente. Il est clairement établi que la fumée inhalée par le fumeur est un facteur déterminant, et l'exposition à la fumée secondaire de tabac joue aussi un rôle très probablement important, quoique moins clairement défini. L'exposition professionnelle à la poussière (p. ex. la poussière de charbon, la poussière céréalière) et à certaines fumées. L'exposition à des poussières non spécifiques risque d'aggraver l'effet du tabagisme. La pollution atmosphérique extérieure est liée à l'augmentation des symptômes chez les personnes souffrant d'une MPOC, y compris l'essoufflement. Des infections respiratoires répétées et l'exposition à la fumée secondaire de tabac pendant l'enfance entraînent une diminution de la fonction respiratoire, ce qui peut donner lieu à une prédisposition à la MPOC. Une déficience générique en antitrypsine alpha - 1, une antiprotéase qui protège les tissus pulmonaires, est aussi associée au risque accru de MPOC.
Comment puis-je garder mes poumons en santé?
Vos poumons font un travail extraordinaire tous les jours. Ils fournissent d'importantes quantités d'oxygène à votre système sanguin, ce qui vous permet de travailler, de jouer et de vivre bien. Ils éliminent le dioxyde de carbone et d'autres déchets gazeux inutiles à votre corps. Vous pouvez faire plusieurs choses pour garder vos poumons en santé et les protéger contre la maladie.
1.Si vous fumez, demandez de l'aide pour arrêter. Et si vous êtes non fumeur, restez-le. Le tabagisme est la principale cause de maladies pulmonaires graves comme le cancer du poumon et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). La fumée de cigarette, de cigare et de pipe contient plus de 4 000 produits chimiques nocifs – dont 50 sont des causes connues du cancer. Même si vous fumez depuis très longtemps, il n'est jamais trop tard pour arrêter et pour profiter des bienfaits d'une vie sans fumée. Cesser de fumer n'est pas facile, mais plusieurs ressources s'offrent à vous.
2.Évitez la fumée secondaire. La fumée secondaire est un mélange complexe de produits chimiques résultant de la combustion du tabac. Tout comme la fumée primaire, elle peut causer la maladie et la mort. Les deux tiers de la fumée de cigarette ne sont pas inhalés par le fumeur mais libérés dans l'air ambiant. Voici des choses que vous pouvez faire pour éviter la fumée secondaire :
Banissez la cigarette de votre maison, de votre auto et de votre lieu de travail.
Placez des écriteaux « non fumeur » dans votre maison, votre auto et votre lieu de travail.
Appuyez les entreprises et les activités sans fumée.
Assurez-vous que vos enfants ne sont pas exposés à la fumée secondaire à la garderie ou chez des parents ou amis.
3.Lavez vos mains adéquatement avec du savon régulier et de l'eau. On estime que 80 % des maladies infectieuses respiratoires communes comme le rhume et la grippe se propagent par les mains. Vous pouvez réduire votre risque d'être malade en apprenant comment et quand laver vos mains.
Montrez à vos enfants à bien se laver les mains.
Affichez de l'information sur le lavage des mains dans votre lieu de travail.
Évitez les savons et nettoyants antibactériens – ils peuvent entraîner une résistance aux antibiotiques.
Utilisez un gel nettoyant pour les mains à base d'alcool lorsque vous n'avez pas accès à de l'eau et du savon.
4.Ayez conscience de la pollution de l'air et contribuez à rendre l'air plus sain. La pollution de l'air intérieur et extérieur peut causer des problèmes de santé, en particulier pour les personnes qui ont des maladies pulmonaires. L'air pollué peut irriter, voire détruire les tissus des poumons. Même un faible niveau de pollution de l'air peut entraîner des problèmes de santé. Les enfants, les aînés et les personnes qui ont une maladie chronique (à long terme) y sont les plus vulnérables. Surveillez l'index de qualité de l'air de votre localité – si la pollution extérieure est élevée, restez à l'intérieur. Vous pouvez faire plusieurs choses pour protéger la qualité de l'air intérieur et extérieur :
À l'extérieur
Ne laissez pas tourner le moteur de votre auto lorsque vous êtes stationné; évitez les feux à ciel ouvert.
N'utilisez pas de pesticides et d'autres produits chimiques sur votre pelouse et dans votre jardin.
Utilisez le transport en commun.
Appuyez les lois visant l'amélioration de la qualité de l'air.
À l'intérieur
Contrôlez le taux d'humidité dans votre maison : Par exemple, utilisez des ventilateurs aspirants dans la salle de bain et la cuisine pour évacuer l'humidité. Maintenez le taux d'humidité relative entre 30% et 50%, dans la maison.
Entretenez vos appareils de ventilation : Faites inspecter et nettoyer régulièrement votre fournaise, votre thermopompe et votre climatiseur central par des professionnels.
Nettoyez les surfaces : Gardez propres et sèches les surfaces exposées à l'humidité comme le bain, la douche et les comptoirs de cuisine.
Contrôlez la poussière (surtout si vous êtes allergique aux pellicules animales et aux acariens de la poussière) : Les acariens de la poussière prolifèrent dans les matelas, les sofas, les meubles rembourrés et la literie. Pour les éliminer, lavez votre literie à l'eau chaude (au moins 54,5 °C ou 130 °F). Gardez les tapis propres et secs.
Aérez les lieux : Assurez-vous de faire circuler de l'air frais dans votre maison. Ouvrez vos fenêtres lorsque vous nettoyez, peinturez, installez un nouveau tapis ou réalisez d'autres projets ménagers.
5. Protégez-vous contre les risques pour la santé pulmonaire au travail. Les gens qui travaillent dans certains domaines comme la construction ou l'industrie minière ont un plus grand risque de développer des maladies pulmonaires comme le cancer du poumon, l'asthme et la MPOC. Si vous êtes souvent exposé à la poussière, à l'amiante ou à des produits chimiques, dans votre travail, portez un équipement de protection, y compris un masque à gaz, et aérez votre lieu de travail.
Qu'est-ce qu'une poussée active de MPOC et comment la prévenir?
Les poussées actives sont la principale cause d'hospitalisation et d'incapacité chez les personnes atteintes de MPOC. Une poussée active est une aggravation des symptômes de la MPOC (souffle court, toux, mucus) ou le développement de nouveaux symptômes. Elle est souvent causée par une infection pulmonaire.
Apprendre à prévenir les poussées actives est un élément important de la gestion de votre maladie. Plus tôt la poussée active est traitée, meilleures sont vos chances d'éviter une maladie grave ou l'hospitalisation.
Heureusement, vous pouvez faire plusieurs choses pour prévenir une poussée active :
Prenez bien soin de vous. Mangez bien, faites de l'exercice, prenez suffisamment de sommeil et évitez le contact avec des personnes malades. Le fait que vous soyez en santé aidera votre corps à combattre les infections.
Prenez tous les médicaments que vous a prescrits votre médecin. Demandez de l'aide si vous avez des questions sur la manière ou le moment de prendre vos médicaments, ou sur leur rôle.
Discutez avec votre médecin d'un plan d'action en cas de poussée active. Un plan écrit vous aidera à déterminer si vous avez besoin de rencontrer votre médecin ou d'aller à l'urgence.
Faites-vous vacciner contre la grippe à chaque année. Demandez à votre médecin si le vaccin contre la pneumonie est approprié pour vous.
Chez plusieurs personnes atteintes de MPOC, l'exposition à certains agents environnementaux peut provoquer des symptômes. Évitez les déclencheurs comme la pollution, la fumée de cigarette et l'air très froid ou humide.
Connaître les signes précurseurs d'une poussée active
Parfois, malgré tous nos efforts, une poussée active peut survenir. Le traitement précoce de la poussée active peut vous permettre d'éviter une maladie grave ou l'hospitalisation. C'est pourquoi il est important de connaître les signes avertisseurs d'une poussée active, notamment :
Mucus jaune, vert ou brun
Accroissement de la quantité, de l'épaisseur ou de l'adhésivité du mucus
Douleur thoracique
Fièvre
Enflure des chevilles
Besoin de dormir en position assise plutôt que couchée
Maux de tête matinaux, étourdissements, difficulté à dormir, confusion
Lèvres ou doigts bleus
Accroissement inhabituel de l'essoufflement
Sentiment d'être malade
Si l'un de ces symptômes persiste plus de 24 heures, communiquez immédiatement avec votre médecin; si vous ne pouvez pas le joindre, rendez-vous à l'urgence de votre hôpital.
" La santé est une couronne sur la tête des personnes saines , que seuls les malades l’aperçoivent "


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