Santé saine exige plus d’informations et plus d’attention.
Maladies qui n'ont aucune relation direct avec le cœur mais malheureusement le touchent après.
- Autisme
- Bougez-Vous !
- Cancer de la peau
- Cancer de la prostate
- Cancer du cerveau
- Cannabis/marijuana
- C’est quoi le Smog
- Dépression
- Diabète
- Effets de la cigarette sur la santé
- Grippe aviaire et la volaille
- Hanta virus
- L'asthme
- La canicule
- La Listeria
- La moisissure et l'humidité
- La pensée positive
- La rage
- La résistance aux antibiotiques
- L’analyse de sang
- Le bruit des avions près des aéroports
- le cancer colorectal
- Le cancer du col de l'utérus
- Le Cancer du poumon
- Le cancer du sein
- Le cœur d’athlete
- Le stress
- Le trouble panique
- Les acides gras oméga-3
- Les araignées
- Les chauves-souris
- Le suicide
- Les maladies cardio-vasculaires
- Les réactions allergiques
- Les salmonelles
- Les troubles anxieux
- Leucémie
- Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC)
- Nourriture
- Qu'est-ce que la maniaco-dépression ?
- Qu'est-ce que le cholestérol ?
- Phlébite
- Radiation
- Stérilité
- Syndrome de Fatigue Chronique
- Syndrome de la mort subite du nourrisson
- Tension basse
Nous demandons un soutien gratuit : Faire un lien vers notre site web.
Vous pouvez aussi devenir sponsor de l’association à but non lucratif cardiolabel par un don à partir de : 1 euro.
Notre Coeur
- Angine de poitrine
- Anomalies cardiaques
- Anévrisme de l'aorte
- Arythmie
- Fibrillation auriculaire
- La stenose aortique
- Les maladies valvulaires
- Les facteurs de risque modifiables
- Le prolapsus de la valvule mitrale
- Les signes avant-coureurs d'une crise cardiaque
- Maladies coronariennes
- Transposition des gros vaisseaux
CONTACT
Qu'est-ce que la maniaco-dépression ?
"La maladie maniaco-dépressive est très spécifique et ne peut être assimilée à l’ensemble des problématiques dépressives", explique d’emblée le Dr Schepens, chef du service psychiatrie de l’hôpital St Pierre à Ottignies. "Le diagnostic n’est pas facile à établir car lorsqu’on traite la personne dans l’urgence, on ne sait pas toujours ce qu’elle a vécu auparavant. Or, c’est la succession de périodes dépressives et/ou maniaques qui détermine cette maladie".
" La santé est une couronne sur la tête des personnes saines , que seuls les malades l’aperçoivent "
Classiquement, la maladie se manifeste en effet par des troubles cycliques de l’humeur avec des phases maniaques et des phases dépressives. Entre ces phases, la personne vit plus ou moins normalement. Les cycles subissent généralement des influences saisonnières.
Typiquement, il s’agit d’accès dépressifs à l’automne avec rémission ou transformation en accès maniaque au printemps mais les phases peuvent se succéder plus ou moins rapidement selon les individus, certains connaissant au moins quatre accès en un an (on parle alors de cycle rapide). La durée des intervalles entre deux épisodes est également très variable d’une personne à l’autre et chez un même sujet; elle peut être de plusieurs années.
Alors qu’habituellement ces phases se suivent, il arrive que des symptômes dépressifs soient enchevêtrés à des symptômes maniaques. La fréquence des accès tend à augmenter avec l’âge.
En phase maniaque, la personne est exubérante, exaltée, impulsive. Elle est mégalomane et surestime ses capacités. Facilement irritée, sarcastique et colérique, elle perd toute inhibition et tout tact, ce qui peut avoir des conséquences fâcheuses avec l’entourage... La pensée est tellement accélérée que le flot verbal ne peut suivre le rythme, et la personne passe d’un sujet à l’autre. Le maniaque est en agitation constante. Il entreprend plusieurs projets de front sans prendre le temps de les examiner. Cette excitation psychomotrice s’accompagne de troubles du comportement avec familiarités excessives, activité sexuelle débordante et achats inconsidérés. Un syndrome délirant peut accompagner cet état. L’insomnie est constante mais ne s’accompagne d’aucune fatigue. Le maniaque se sent vraiment bien et n’a pas de conscience morbide de son état.
En phase dépressive, à l’inverse, l’individu est mélancolique, triste. Il perd tout goût de s’amuser et n’éprouve plus de plaisir dans la plupart des activités. Il pleure sans contrôle, se dévalorise et se culpabilise. Il n’arrive pas à formuler sa pensée, à se concentrer. Toute activité devient pénible. Même les actes quotidiens sont des corvées qu’il essaie d’éviter. Anorexie et baisse de la libido sont fréquents. Le dépressif reste souvent couché mais il est anxieux et souffre d’insomnie, préoccupé par ses idées pessimistes. Durant cette phase, le risque suicidaire est majeur, la souffrance psychique étant indescriptible.Une maladie endogèneLa psychose maniaco-dépressive est une pathologie endogène c’est-à-dire que la vulnérabilité à la maladie est largement déterminée par des facteurs génétiques. Alors qu’elle est de 3 à 4 pour 1.000 dans la population générale, l’incidence augmente à 15 % dans une même famille. Cela étant, il n’y a pas d’aspect inéluctable ou systématique dans la transmission de la maladie. On admet également que certaines situations ou événements "stressants" favorisent la survenue d’accès dépressifs ou maniaques: deuil, accouchement…
Les premières manifestations de la maladie apparaissent avant la 35ème année, généralement dans la vingtaine. Un projet thérapeutique global"La maniaco-dépression est une maladie chronique qu’il ne faut pas dramatiser car elle est contrôlable", précise le Dr Schepens. "Elle exige un projet thérapeutique global avec un suivi médical et psychologique systématique au long cours. L’objectif majeur est d’éviter les rechutes et si elles arrivent, de les prendre en charge au plus vite pour éviter le cycle infernal. L’adhésion du patient à ce projet est dont essentielle. Il faut qu’il suive de manière stricte le traitement médicamenteux indispensable pour équilibrer l’humeur. Il faut aussi qu’il tire la sonnette d’alarme dès qu’il identifie les symptômes annonciateurs de crises. Cela n’est d’ailleurs pas toujours évident car certains patients désirent revivre les phases maniaques où ils se sentent si bien".
Le traitement médicamenteux est fondamental pour traiter la maniaco-dépression. Il est de deux sortes: le traitement propre aux accès et le traitement de fond qui vise à prévenir les récidives, réduire l’intensité et les excès des phases et obtenir un équilibre de l’humeur.
Dans les accès maniaques, le traitement fait classiquement appel aux neuroleptiques tandis que les antidépresseurs sont à la base du traitement des accès dépressifs. "Traiter chaque phase aiguë quand elle arrive est indispensable mais insuffisant", assure le Dr Schepens. "Le traitement médicamenteux de fond repose essentiellement sur les thymorégulateurs, dont le lithium est le chef de file. Mais étant donné les risques d’altération rénale à long terme du lithium et les contre-indications, on utilise de plus en plus souvent le Tegretol et le Depakine, dont les indications premières concernent l’épilepsie mais qui donnent de très bons résultats. Au plus le traitement est intégré sur base des régulateurs, au moins la personne aura besoin de traitements annexes".
Si les médicaments sont essentiels, il faut impérativement y adjoindre une psychothérapie de soutien, comme dans toute maladie psychiatrique. Mais des psychothérapies plus structurées peuvent également être indiquées pour contribuer à un meilleur équilibre de la maladie. Selon les cas, il peut s’agir de psychothérapies individuelles ou de groupe, de thérapies familiales, de psychanalyse… Par ailleurs, la participation à des groupes d’entraide peut s’avérer enrichissante dans la recherche d’un équilibre personnel.
"Il faut en tout cas éviter de réduire la prise en charge de la personne en souffrance aux seuls aspects médicaux", affirme le Dr Schepens qui conclut : "Si le psychiatre doit être le référent et la personne de confiance du patient, l’idéal est d’établir une collaboration étroite avec d’autres professionnels de la santé mais aussi avec les proches du patient. Car le soutien de la famille et des amis est déterminant dans la manière dont la personne va prendre en charge sa maladie ".

