Cœur sportif

Le cœur, en particulier, acquiert des caractéristiques nouvelles : augmentation du volume, accroissement de la force des contractions cardiaques, ralent- issement de leur rythme.

Ce cœur « sportif » se forme en 6 à 8 mois d’entraînement. Mais il n’y a rien là de définitif : l’arrêt de l’entraînement se traduira immédiatement par une régression.

 

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la fatigue du sportif

La fatigue du sportif a ceci de particulier que le sujet intéressé est encore capable d'en faire deux ou trois fois plus que le sujet sédentaire. Mais, ce qui est atteint, c'est le désir d'action. Le sportif fatigué se défend contre ce qu'il sent confusément être à l'origine de son malaise : il a peu d'appétence pour l’entraînement, il se force et la performance devient de moins en moins bonne.

 

Plus il s’entraînera, plus la performance baissera. Un conflit naîtra entre l’athlète et son entraîneur. L'anxiété fera son apparition et les choses ne feront que s'aggraver.

 

Le seul remède à cet état n'est pas le renforcement de l’entraînement, mais l’arrêt temporaire plus ou moins prolongé. La pratique des épreuves cardiaques fonctionnelles, mettant en évidence une tachycardie d'effort exagérée et un allongement du temps de récupération, permet d'affirmer le dérèglement de l'organisme.

 

On a invoqué, à l'origine de cette fatigue, divers processus, notamment une diminution des fonctions surrénaliennes. En réalité, les choses sont beaucoup plus complexes. Parmi les dernières hypothèses, la diminution de la fonction androgénique testiculaire parait pouvoir jouer un rôle important. Cet effet pourrait passer par le système nerveux central et en particulier par la substance réticulée dont le fonctionnement est sensible aux variations de pH ou à celles des taux plasmatiques des diverses hormones. On conçoit très bien que toute exagération des activités physiques puisse perturber ce système si sensible et provoquer le syndrome de fatigue.

 

Pour conclure, nous devons dire que la pratique régulière d'activités physiques, permettant l'utilisation par les tissus de bèta-globulines, s'oppose au passage dans les tuniques vasculaires des lipoprotéines athérogènes. La pratique sportive apparaît ainsi, actuellement, comme le meilleur moyen de s'opposer au processus athérogène reconnu à la sédentarité. Ceci est vrai pour les sujets qui n'interrompent pas leurs activités physiques et continuent d'année en année, au travers des décennies, à pratiquer le sport même modérément.

 

Le rôle protecteur des activités physiques cesse avec leur pratique même. C'est pourquoi de grands champions retirés du stade, devenus dirigeants sportifs, n'échappent pas à la maladie artérielle et paient souvent un lourd tribut à la sédentarité retrouvée.

 

 

" La force ne vient pas des capacités physiques, mais d'une volonté invinciblé "