Arythmie
L'arythmie elle-même met rarement la vie en danger, mais elle peut prédisposer certains à diverses effets défavorables comme un accident vasculaire cérébral. Il existe plusieurs types d'arythmies différentes, de sorte que leur portée et leurs conséquences sont elles aussi différentes.
Notre Coeur
- Angine de poitrine
- Anomalies cardiaques
- Anévrisme de l'aorte
- Arythmie
- Fibrillation auriculaire
- La stenose aortique
- Les maladies valvulaires
- Transposition des gros vaisseaux
- Les facteurs de risque modifiables
- Le prolapsus de la valvule mitrale
- Les signes avant-coureurs d'une crise cardiaque
- Maladies coronariennes
- Transposition des gros vaisseaux
Test et examens
Traitement medical
- Anastomose
- Cellules souches
- Chirurgie des valvules cardiaques
- DCI
- L'ablation
- Le pacemaker-stimulateur cardiaque
- Le pontage aorto-coronaire
- L’angioplastie
- Médicaments
CONTACT
Nous demandons un soutien gratuit : Faire un lien vers notre site web.
Vous pouvez aussi devenir sponsor de l’association à but non lucratif cardiolabel par un don à partir de : 1 euro.
Deux phénomènes principaux peuvent entraîner des arythmies :
• Les troubles de l'excitabilité
Soit que le nœud sinusal envoie des impulsions désordonnées, soit que l'impulsion prenne naissance dans un autre territoire du cœur et se substitue à celle du noeud sinusal
• Les troubles de la conduction
La transmission de l'impulsion électrique des oreillettes aux ventricules est bloquée, c'est pourquoi on appelle souvent ce phénomène bloc cardiaque.
Les personnes atteintes d'une maladie cardiaque sont particulièrement sujettes aux arythmies puisque les lésions du tissu cardiaque peuvent empêcher les impulsions électriques d'atteindre les ventricules ou faire en sorte qu'un autre territoire du muscle cardiaque émette des signaux.
L'hypertension artérielle et l'hyperthyroïdie augmentent également le risque d'arythmie. L'alcool peut causer directement une arythmie auriculaire (des oreillettes). Il existe également des formes héréditaires et congénitales d'arythmie (c.-à-d. présentes depuis la naissance), souvent caractérisées par l'émission d'un signal faible ou tardif vers les ventricules. Les ventricules peuvent émettre leur propre signal, mais cette impulsion produit seulement 40 battements environ par minute, au lieu des 60 à 100 usuels.
Lorsque le cœur bat plus rapidement que la normale, on parle de tachycardie. Les symptômes sont entre autres un malaise thoracique, des palpitations, une sensation de tête légère, des étourdissements et quelquefois l'évanouissement. Par contre, lorsque le cœur bat trop lentement, on parle de bradycardie. La bradycardie peut se traduire par la fatigue, une sensation de tête légère, des étourdissements et un évanouissement, parce qu'elle s'accompagne souvent d'une tension artérielle anormalement basse.
Nous avons tous senti notre cœur battre trop vite, un jour ou l'autre et, en général, ce phénomène est sans importance. Mais si une personne éprouve des douleurs thoraciques, qu'elle se sent sur le point de s'évanouir ou si elle sent son cœur qui bat toujours de façon irrégulière, il faut consulter un médecin.
Le stéthoscope demeure un précieux instrument pour détecter les arythmies, mais des appareils modernes aident à cerner le problème avec précision. L'électrocardiogramme (ECG) est un tracé des impulsions électriques du cœur enregistrées à l'aide de petites électrodes placées sur la poitrine et reliées à l'électrocardiographe. Les caractéristiques du tracé ECG permettent de déterminer la forme d'arythmie. Puisque l'arythmie pourrait ne pas survenir à l'hôpital, il existe des appareils d'ECG portables pour enregistrer ces tracés à domicile. Certains sont constamment sous tension pendant une période de temps définie, d'autres doivent être mis sous tension par le patient lorsqu'il ressent une arythmie. Certains de ces appareils permettent même de transmettre les données par téléphone. Par ailleurs, certaines arythmies peuvent être déclenchées par l'effort, c'est pourquoi on demande parfois au patient de marcher sur un tapis roulant ou de faire de la bicyclette stationnaire tout en étant branché à l'appareil d'ECG.
L'étude électrophysiologique est un examen plus complexe. Des sondes de très petit calibre sont insérées dans une veine de la jambe et acheminées jusqu'au cœur. Ces sondes contiennent des électrodes capables de détecter le tissu du muscle cardiaque qui détourne ou bloque les signaux provenant du nœud sinusal.
Dans certains cas, les arythmies occasionnelles sont attribuables à des habitudes néfastes pour la santé, par exemple la consommation excessive d'alcool. Le fait d'abandonner ces habitudes règle le problème. Par contre, dans d'autres cas, les arythmies sont un symptôme de maladie cardiaque, et elles ne peuvent être maîtrisées si on ne règle pas le problème sous-jacent. Heureusement, les médicaments, et particulièrement la chirurgie et l'implantation d'appareils électriques, permettent de venir en aide à de nombreux patients.
Il existe plusieurs médicaments capables de ralentir une fréquence cardiaque trop rapide. Les bêta-bloquants sont très utiles pour régulariser le rythme cardiaque dans de nombreux troubles cardiaques. Souvent ces médicaments sont prescrits pour plus d'une indication (c.-à-d. pour régulariser le rythme et pour abaisser la tension artérielle ou encore après une crise cardiaque).
D'autres médicaments, appelés anti-arythmiques rétablissent des battements cardiaques réguliers.
Les patients qui souffrent de fibrillation auriculaire sont en général traités à l'aide d'un anticoagulant, qui rend le sang moins épais pour empêcher la formation de caillots et prévenir les accidents vasculaires cérébraux. Des recherches récentes montrent que la régularisation du rythme cardiaque et qu'un traitement anticoagulant (peut-être encore davantage que la première) sont très importants pour soigner certains types d'arythmies (p. ex. : la fibrillation auriculaire).
De nombreuses arythmies peuvent être guéries d'emblée par ablation du tissu anormal par radiofréquence. Les mêmes sondes que l'on utilise pour l'étude électrophysiologique (voir la section « Diagnostic ») sont acheminées vers le cœur pour y diriger des ondes radio directement sur les circuits électriques qui transmettent les signaux inappropriés. Cette intervention rétablit le rythme cardiaque normal.
Un régulateur cardiaque artificiel (pacemaker) peut être mis en place pour produire des signaux électriques et prendre la relève. Auparavant, ces régulateurs cardiaques servaient uniquement à traiter le rythme cardiaque trop lent, mais les appareils les plus récents corrigent également les battements trop rapides. Il est tout à fait étonnant de constater que ces appareils continuent à fonctionner pendant aussi longtemps que 15 ans à l'aide de la même pile. Certains appareils sont conçus pour économiser l'énergie et passent automatiquement en mode hors tension lorsque le battement cardiaque est normal. La plupart des modèles sont insérés sous la peau au cours d'une intervention de petite chirurgie.
Les défibrillateurs sont des appareils qui rétablissent les battements du cœur par la décharge d'un choc électrique au niveau de la poitrine. Les défibrillateurs sont efficaces pour mettre fin à la fibrillation ventriculaire, mais parce que ce type de fibrillation entraîne la mort en moins de quatre minutes, ces appareils sont utiles s'ils sont utilisés sans délai. La plupart des défibrillateurs sont des appareils externes, mais il existe aujourd'hui des défibrillateurs implantables. Ces miracles de la miniaturisation sont aussi petits que les régulateurs cardiaques et peuvent détecter une fibrillation menaçante et émettre une décharge électrique pour écarter tout danger. Selon les mots d'un médecin, « c'est un peu comme avoir une salle d'urgence implantée dans sa poitrine ».
"La force ne vient pas des capacités physiques, mais d'une volonté invinciblé "

